Tu ne tueras point
Film de Mel Gibson (USA). Avec Andrew Garfield, Vince Vaughn, Teresa Palmer et Sam Worthington – Genre : Guerre, Biopic – Durée : 2h19 – Sortie en salles : le 09 novembre 2016
Le résumé :
Quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté, Desmond, un jeune américain, s’est retrouvé confronté à un dilemme : comme n’importe lequel de ses compatriotes, il voulait servir son pays, mais la violence était incompatible avec ses croyances et ses principes moraux. Il s’opposait ne serait-ce qu’à tenir une arme et refusait d’autant plus de tuer. Il s’engagea tout de même dans l’infanterie comme médecin. Son refus d’infléchir ses convictions lui valut d’être rudement mené par ses camarades et sa hiérarchie, mais c’est armé de sa seule foi qu’il est entré dans l’enfer de la guerre pour en devenir l’un des plus grands héros.
L’avis :
Et oui, encore lui ! Ce cher Mel Gibson a été mon pari de septembre et le voilà de retour pour celui de novembre. A la différence toutefois, et pas des moindres, c’est qu’il ne porte pas le même costard. La fois précédente, il nous la jouait gros bras sentimental (Blood Father, pour ceux qui ne suivent pas !) alors que pour le coup, il est derrière la caméra. Et le moins que l’on puisse dire c’est que, sûrement grâce à ses gros bras, l’outil, il sait plutôt bien, voire très bien le manier. En revanche, juste quelques mots sur Blood Father que j’annonçais comme une série B+ eh bien je confirme, c’est bien une série B+. Le + étant dû uniquement à la présence (et au jeu d’acteur, ça va de soi) de Gibson. Pour le reste, eh bien…
Donc, de retour le super Mel, à la tête d’une superproduction de 55 millions de dollars qu’il aura, à n’en pas douter, su dépenser à bon escient. Pour appuyer mon propos, voici quelques dépenses à son actif (et hop, un petit copier/coller du pari précédent !) : L’homme sans visage, première mise en scène, Braveheart génialissime, un de mes films cultes, La Passion du Christ, bon, je… et Apocalypto, film fou furieux, violent, réalisation grandiose. Plutôt pas mal le CV !
Gibson a mis 14 ans pour se décider à réaliser le film. Préférant se concentrer sur ses propres projets, il a fallu la ténacité de son producteur pour le convaincre après plusieurs envois du scénario (de 2002 à 2014). Scénario écrit par Robert Schenkkan, lauréat du Prix Pulitzer pour sa pièce de théâtre Kentucky Cycle. Plutôt pas mal le CV !
Desmond Doss, véritable héros de guerre, il aurait sauvé plus de 70 vies de soldats au péril de la sienne, ne voulait pas d’une adaptation ciné de son histoire. Ce n’est qu’à la fin de sa vie qu’il a accepté de livrer son témoignage dans un documentaire dont s’est inspiré le film. Plutôt pas mal le CV !
Anecdote, triste hélas, le célébrissime compositeur James Horner (Titanic, Avatar, Braveheart et tellement d’autres) devait être à la baguette. Il s’est tué dans un accident d’avion en juin 2015.
Côté casting, Andrew Garfield (The Amazing Spider-Man, 99 Homes), Sam Worthington (Terminator Renaissance, Avatar, Le Choc des Titans, La Colère des Titans, Sabotage), Vince Vaughn (La rupture, Thérapie de couples, Voisins du 3ème type, Les Stagiaires) et Teresa Palmer (Warm Bodies, Kill Me Three Times, Dans le noir). Plutôt pas mal les CV !
Côté réalisation, Mel nous promet des séquences d’un réalisme “sanglant” grâce notamment à l’utilisation de procédés innovants en matière d’explosifs. Après Braveheart et Apocalypto, nous pouvons le croire sur parole. De la testostérone, des valeurs humaines (de la connerie humaine également quand il s’agit de guerre !), du vécu (de vrais soldats ont participé au tournage), de la romance (et oui, il y a toujours une fleur même au milieu de la mouise) et le propre fils de Mel (Milo) fait une apparition, bref du CINEMA. Perso, j’adhère. Bon film.
PS : Critiques dithyrambiques et gros carton à la Mostra de Venise. Ovation de 10 mn.
par Claude

